5 informations-clés sur la pollution de l’air

1. Qu’est-ce que la pollution de l’air ?

 

La pollution de l’air est une dégradation de sa qualité, en raison d’une concentration de substances nocives. Ces polluants peuvent être d’origine naturelle ou humaine.


Les principaux polluants dans les villes sont :

les particules fines, également appelées les poussières en suspension, qui sont notamment générées par la construction, la combustion du bois, le carburant, les vapeurs industrielles et l’agriculture.

• les oxydes d’azote, émis principalement par les moteurs diesel.

 

2. Qui pollue l'air ?

 

• Les transports routiers, qui sont responsables de 59 % des émissions de dioxyde d’azote et de 41 % des particules fines ;

• Les bâtiments, avec le chauffage au bois et au fioul ;

• ​L’agriculture, par les émissions gazeuses d’origine animale et l’utilisation de pesticides et d’engrais azotés ;

• La gestion des déchets, leur stockage, l’incinération et le brûlage à l’air libre ;

• Les industries et la production d’énergie.

 

3. Comment se forment les pics de pollution ?

 

Les pics de pollution sont la conjugaison de deux éléments : les émissions locales de polluants et les conditions météorologiques. Ainsi, les vents très faibles, les phénomènes d’inversion des températures (lorsqu’il y a une différence de température entre l’air au sol et l’air en altitude) et une faible hauteur de mélange (soit un volume de brassage de l’air limité) sont autant de facteurs qui ne permettent pas une dispersion des polluants. Leur présence s’accumule alors dans l’air et provoque un pic de pollution.

 

4. Quelles sont les conséquences de la pollution ?

Sur la santé

La pollution de l’air entraîne des effets respiratoires et cardio-vasculaires pouvant être mortels, tels que :
• Une augmentation des affections respiratoires ;
• Une dégradation de la fonction ventilatoire ;
• Une hypersécrétion bronchique ;
• Une augmentation des irritations oculaires ;
• Une augmentation de la morbidité cardio-vasculaire ;
• Une dégradation des défenses de l'organisme aux infections microbiennes ;
• Une incidence sur la mortalité à court terme pour affections respiratoires ou cardio-vasculaires ;
• Une incidence sur la mortalité à long terme par effets mutagènes et cancérigènes.

Il est estimé que les particules fines sont responsables de 48 000 décès par an en France. Il s’agit donc de la troisième cause de mortalité du pays, derrière le tabac et l’alcool.

Par ailleurs, la pollution atmosphérique rendrait les pollens plus agressifs, provoquant ainsi une exacerbation des allergies.

 

Sur l’environnement

Une forte concentration de certains polluants peut engendrer l’apparition de nécroses sur les plantes, ainsi que la réduction de leur croissance et de leur capacité de résistance face aux agents infectieux.

La pollution s’attaque également à l'environnement urbain, en provoquant notamment de la corrosion, des noircissements et des encroûtements sur les bâtiments.
 

Sur l’économie

Le coût total de la pollution atmosphérique en France est évalué à 101,3 milliards d’euros par an. Une grande partie (entre 68 et 97 milliards d’euros par an) serait liée aux coûts sanitaires des pathologies provoquées par la pollution. Le reste est essentiellement généré par l’impact de l’absentéisme professionnel, la baisse des rendements agricoles, la perte de la biodiversité ou encore l’entretien des bâtiments dégradés  par la pollution.

 

5. Le réchauffement climatique a-t-il des conséquences sur la pollution de l'air ?

 

Il est nécessaire de distinguer la pollution locale (particules fines, dioxyde d'azote...), qui a un impact au niveau d'une agglomération ou d'une région, de la pollution globale (gaz à effet de serre, principalement le CO2), qui a des conséquences climatiques à l'échelle de la planète.

Contrairement aux polluants atmosphériques, les gaz à effet de serre n'ont pas d'effet local sur la santé et l’environnement, mais affectent le climat à l'échelle de la planète. Ainsi, le gaz carbonique n’est pas toxique en soi et s’avère même essentiel à la croissance des plantes. Mais la combustion massive d’énergie fossile libère une quantité trop importante de gaz carbonique, que les végétaux ne parviennent pas à fixer. Sa concentration excessive dans l’air vient retenir une part croissante du rayonnement solaire que la Terre renvoie vers l’espace. Le réchauffement climatique représente ainsi un danger pour l’équilibre de la planète, en provoquant une fonte des glaces et l’élévation du niveau des mers, des précipitations accrues, des sécheresses climatiques et l’apparition plus fréquente de phénomènes extrêmes.

La pollution atmosphérique et le réchauffement climatique sont cependant étroitement liés : certains polluants de l’air (ozone, particules fines…) agissent sur le changement climatique. Et inversement, le réchauffement climatique a bien des conséquences sur la pollution de l’air, puisqu’il peut favoriser les épisodes de canicule, qui tendent à aggraver la pollution atmosphérique.

 

Sources : Ministère de la Transition écologique et solidaire, AIRPARIF, le rapport sénatorial sur le coût économique et financier de la pollution de l’air du 8 juillet 2015.